A Kalaw

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Kalaw, c’est une petite ville du sud de l’État Shan où les touristes ne restent guère. Ils viennent simplement là parce que c’est le point de départ du trek le plus couru de Birmanie: un trek que nous ne ferons pas parce que justement il y a trop de monde et que l’afflux de touristes a très vite modifié les mentalités sur le chemin qui mène au lac Inle, le site le plus visité en Birmanie, avant même Bagan.

Au marché de Kalaw
Au marché de Kalaw. En Birmanie, on mange les pattes de poulet en brochettes.

A Kalaw, nous avons déambulé dans le marché, goûté à des crêpes qui ressemblaient un peu à des msemmens, acheté du miel dans une flasque en verre, mangé dans une gargote populaire où notre voisin de table nous a offert le repas après nous avoir conseillés quant aux plats à goûter.

Au marché de Kalaw, il y a surtout des femmes…
Autour de Kalaw
Autour de Kalaw

A Kalaw, nous avons marché jusqu’au coucher du soleil. 28 kilomètres à travers forêts et campagne, tranquilles, sans croiser le moindre occidental si ce n’est un couple à la sortie d’une grotte sacrée.

Autour de Kalaw
Dans une grotte sacrée
Dans une grotte sacrée

Nous avons traversé quelques villages uniquement desservis par des pistes, assisté à des scènes rurales paisibles et salué des « vénérarbres », des arbres immenses et sages qui offrent une immuable ombre aux créatures éphémères que nous sommes.

A Kalaw, nous nous sommes reposés.
Nous avons le temps. Et c’est si bon de ne rien faire.

Dans la plaine de Bagan

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Dans la plaine centrale de la Birmanie, sur la rive gauche de l’Irrawaddi s’étend un vaste site archéologique de 50 km2 où l’on a recensé rien moins que 2834 pagodes, temples et stupas. Ici se trouvait autrefois la capitale du royaume de Pagan, le premier empire Birman.

Nous sommes arrivés à 5 heures du matin, après une nuit blanche passée dans un bus bringueballant. Nous avons déposé nos sacs à l’hôtel et aussitôt loué des vélos antiques (dont un Renault sans frein avant) et nous sommes partis tous quatre dans la nuit, avec pour seule lumière ma lampe frontale. 6,5 kilomètres jusqu’à un monticule, pompeusement nommé colline, pour assister au lever du soleil (et à l’envol des montgolfières) sur la plaine de Bagan. Il y avait bien quelques touristes, mais rien d’insupportable.

Célia, Chloé et Vincent.

Le site est si étendu qu’on ne se rend pas compte de l’affluence, et, pour peu qu’on sorte des sentiers battus, on se retrouve assez souvent seul. Nous nous sommes promenés de temple en temple sur des sentiers poussiéreux jusqu’à 15 heures, et nous avons recommencé le lendemain, en scooter électrique cette fois, jusqu’au coucher du soleil.

Bagan présente un étonnant contraste entre l’architecture élaborée des temples anciens et les Bouddhas kitsches, plus récents, représentations naïves, parfois presque enfantines.

Ici comme dans tous les temples en Birmanie, l’argent est omniprésent. Chaque prière s’accompagne d’un don; les billets emplissent de vastes urnes transparentes.

Les allées qui mènent aux temples sont souvent encombrées d’échoppes.

Échoppe de marionnettes

Belle occasion pour nous d’embrasser au regard l’ensemble de la société Birmane.

Puis Chloé et Vincent ont mis le cap à l’ouest, vers la mer; Célia et moi sommes partis à l’est, vers les montagnes.

Pas de commentaire…

Voilà un mois et demi que ma fille Chloé voyageait avec nous. Moment simplement magique.

Nous nous retrouverons plus loin, en Thaïlande…

Dans les rizières de Hsipaw

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Dans une rue de Hsipaw

Ce n’était rien qu’une promenade d’une douzaine de kilomètres dans la campagne calme de Hsipaw, au milieu des stupas et des rizières, à contempler l’empreinte de l’homme, celle qui transforme les jungles en jardins;

à observer les travaux des champs, les hommes et les femmes courbés vers la terre rendue ocre par le couchant;

les grands banyans mêlés à la pierre et la pierre mêlée aux racines,

les buffles qui rentraient après des heures de labours.

Rien qu’une paisible promenade au milieu des champs du pays Shan. Ce pays qui plus au nord est zone interdite et où récemment l’armée birmane a tué un enfant par « inadvertance ». En novembre 2019, un touriste allemand a sauté sur une mine. La Birmanie est un des derniers pays à utiliser des mines antipersonnel, contre 17 groupes ethniques armés. C’est en pays Shan qu’il y a eu le plus grand nombre de victimes, une région qui semble si paisible pourtant…