Dans les fêlures de nos âmes


Nos vies symétriques
Calibrées
Ecrites
Sont lisses
Et pâles
Etales
Liées
A des pieux
Innommables
 
Même nos fuites
Nos égarements
Sont planifiés
Enchaînés à des rêves
De bric et de broc
De toc
Nous n’allons pas plus loin
Que la longueur
De nos laisses
 
Il n’y a de liberté
Que dans les interstices
Dans les espaces infimes
Presqu’invisibles
Entre les heures
Dans les lacunes
Des secondes incomptées
Ineffables
 
Il n’y a de folie
Que sur les terrains vagues
De nos âmes
Dans les forêts épaisses
Où les lierres
S’attachent
 
Il n’y a d’amour
Que celui qui se donne
Dans les murmures
Dans les empreintes
Et les blessures
De l’enfance
 
 
Il n’y a de beauté
Que dans les interstices
 
Dans les fêlures de nos âmes
 
Alain M. 10/11/2011

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
30 ⁄ 10 =