Le temps d’un été français…

Chaptuzat (63)

Nous venions de Santiago, avec nos gros sacs à dos aux sursacs jaunes rafistolés; par chance, l’ami Vincent s’en revenait de Majorque: nous nous sommes retrouvés dans un hall de l’aéroport de Madrid. Il nous a conduits jusque chez lui, le temps d’une douche, d’une bière bue sur une terrasse en compagnie de Marie-Hélène, écourtant ainsi joyeusement une attente qui sans cela eût été bien longue.
Ensuite, il y eut un bus pour Bordeaux,  puis un autre pour Clermont-Ferrand, un train pour Gannat enfin. Sur le quai, nous attendaient Camille, Mina et Wahid. Trois étreintes chacun, des sourires, et nous étions entrés comme dans un sas de décompression, un havre, le temps de réaliser que nous étions momentanément de retour.

Terre de feu (Chili): la cabane de l’écriture…

Revenir en France, mais pourquoi? Pour un livre écrit en 2020 durant notre confinement thaïlandais, puis repris en Patagonie, sous le vent de Terre de Feu… Avant que le monde ne se ferme.
Mais là n’est pas le propos…

Bivouac au château de la Roche (63)

La France, c’est encore un voyage. En stop à travers la montagne bourbonnaise, puis à Lempdes en train, où nous récupérons la Logan qui sera notre maison. Vichy, Saint-Clément, Le Vernet, Floret, Sommière, Billom, Belmont de la Loire…
Tour de France de la famille et des amis…
La plupart du temps, nous dormons dehors, dans notre tente de toit. Le moins de murs possible, le moins de bruit possible.
Mais c’est bien ce qui nous frappe le plus, ici, le bruit, après le silence de Patagonie ou de l’Atacama.
Finalement, les rives les plus silencieuses, ce sont bien celles du plan d’eau de Saint-Clément…

Bivouac à Saint-Clément (03)
Bivouac à Saint-Clément (03)


Au Vernet, nous gardons un moment la maison de Gé et de Yo. Maison lumineuse comme ceux qui l’habitent et propice à l’écriture: alors j’avance mon second roman…
Et cela continue dans la maison de Bib et Carole, dans la Loire, tout aussi douce et accueillante. Et puis elle est située au-delà du bout du monde!


Ensuite, c’est la Franche-Comté, puis l’Allemagne.
Premier arrêt à Trèves, chez de vieux amis, dans leur maison de l’orée des bois: la Moselle, les vignes, les coteaux abrupts , une rando semi-nocturne et même un geyser froid!

Second arrêt près de Francfort, chez une Camille encore, où nous faisons connaissance avec de jeunes âmes fraîchement arrivées sur terre…


Puis nous décidons de rentrer en Auvergne… par la Bretagne! N’est-ce pas là le chemin le plus court?
Là-bas, nous rencontrons Aïcha et Xavier, qui jusque jusque-là n’étaient que de virtuels amis, rencontrés dans l’entrelacs des réseaux sociaux. Les voilà de chair et d’os. Accueillants. Aussi hospitaliers que nos amis iraniens. Et en plus ils nous indiquent un merveilleux spot de bivouac, une anse marine, secrète et calme, dont nous tairons donc le nom et la localisation.

Nous mettons ensuite la main à la pâte à tartiner (au chocolat) chez Marie la chocolatière. Bain-marie, chocolat à tabler pour en faire des tablettes, étiquetage, praliné, et même vente sur le marché de Plomodiern; barbecue dans le jardin, rencontre avec Stefania…

Églises secrètes et fleurs… La vie est un poème sans fin…

L’été, pour moi, s’achève en mouvement: Paris, Lille, Cherbourg, au gré des remises de Prix et des signatures…

L’automne sera très remuant aussi!

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